Mois de l'archéo

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Le Réseau Archéo-Québec a décerné le Coeur du Saint-Laurent, une mention de reconnaissance, au Manoir Boucher de Niverville afin de souligner les efforts déployés à faire connaître l'activité organisée dans le cadre du Mois de l'archéo 2011!

Au cours du mois d'août 2011, mois de l'archéologie, des visites guidées ont eu lieu sur le site de fouilles de la Place Pierre-Boucher à Trois-Rivières afin de démystifier l'archéologie, découvrir notre exposition d'artefacts et s'entretenir avec l'archéologue en chef du chantier. Pour avoir un aperçu de l'évolution du chantier de fouilles archéologiques et des découvertes effectuées, consultez notre compte-rendu et nos capsules!

Capsule archéo du jour

Les archéologues qui travaillent à la Place Pierre Boucher ont retrouvé des traces des pieux de la palissade qui entourait Trois-Rivières.  En 1649, Pierre Boucher a jugé primordial de protéger les trifluviens et leur poste de traite des attaques iroquoises qui étaient nombreuses à cet époque. Tous les habitants sans exception ont été obligés de participer à ces grands travaux.  La construction de la palissade de cèdre qui faisait 9 mètres de haut a débuté en 1652 pour se terminer en 1653.

Avancement des fouilles

Semaine 1 (18 au 22 juillet)

Deux aires de fouille ont été ouvertes devant le bureau de poste et en bordure du Flambeau. Le dégagement par la mini-excavatrice du revêtement de la rue et des remblais récents a permis d'exposer les sols anciens, qui par la suite ont été fouillés manuellement. C'est vers la fin de cette première semaine que des indices de la présence de la palissade ont été mis au jour, sous la forme à la fois d'un alignement de creusements pour la mise en place de pieux circulaires et d'empreintes de ces mêmes pieux. Cette palissade aurait été érigée peu après 1650, puis reconstruite à quelques reprises et agrandie, avant d'être détruite par le feu en 1752.

Excavation de l'aire de fouilles près du Flambeau.    Ouverture de l'aire de fouilles près du Flambeau.

 

Semaine 2 (25 au 29 juillet)

Des traces supplémentaires de la palissade ont été mises au jour dans l'aire de fouille située devant le bureau de poste. Des dépôts de sol plus anciens, témoignant des premières décennies d'occupation du secteur, étaient tronqués par les creusements rattachés à la construction de la palissade. En bordure du Flambeau, les couches de sol fouillées témoignent de l'occupation de ce secteur à partir du début du Régime français. Enfin, l'excavation d'une nouvelle aire de fouille a été amorcée dans la cour du Jardin de l'Enfance, dans un secteur autrefois occupé par la troisième église paroissiale (1710-1908), par le cimetière adjacent et par un cimetière plus ancien (aménagé vers 1650).

 

Empreintes des pieux de la palissade érigée peu après 1650.

Semaine 3 (1er au 5 août)

L'ouverture de la troisième aire de fouille dans la cour du Jardin de l'Enfance a été complétée en début de semaine. Les vestiges des murs de fondation est et sud de l'ancienne église paroissiale ont été mis au jour. Les restes d'un mur ceinturant l'ancien cimetière paroissial ont également été exposés. En bordure du Flambeau, les indices de la présence de deux bâtiments érigés entre le milieu du XVIIIe siècle et le milieu du XIXe siècle ont été découverts. Ces indices consistaient en deux murs de fondation de maçonnerie de pierres formant le coin d'un premier bâtiment, et en dépôts témoignant de la démolition d'un deuxième bâtiment. La fouille en bordure du bureau de poste, dans le secteur où s'étaient révélés les indices de la palissade, s'est achevée vers la fin de la semaine.        

Vestiges des murs de fondation de l'ancienne église paroissiale.        Vestiges des murs de fondation de l'ancienne église paroissiale.

Semaine 4 (8 au 12 août)

Deux nouvelles aires de fouille ont été ouvertes dans le parc des Gouverneurs, en bordure de la rue des Ursulines. Une première est située dans un secteur où s'étendait auparavant le cimetière paroissial, la deuxième à l'emplacement des arrière-cours de bâtiments qui bordaient la rue des Ursulines. Dans la cour du Jardin de l'Enfance, la fouille manuelle a permis d'identifier les restes de cinq sépultures, au sud des vestiges de l'ancienne église. En bordure du Flambeau, la fouille des anciens sols d'occupation s'est poursuivie.

 

Semaine 5 (15 au 19 août)

La fouille s'est amorcée dans le parc des Gouverneurs, dans une aire de fouille située à l'angle des rues des Ursulines et des Casernes, à un emplacement qui recoupe celui de l'ancien cimetière paroissial. Les restes du muret qui ceinturait ce cimetière ont été mis au jour, de même qu'une sépulture. Celle-ci a été enregistrée puis aussitôt remblayée. La fouille des anciens sols d'occupation s'est poursuivie en bordure du Flambeau.

Archéologue à l'oeuvre près du Flambeau.   Archéologues à l'oeuvre près du Flambeau.

Semaine 6 (22 au 26 août)

L'aire de fouille située en bordure du Flambeau a été prolongée vers l'ouest. Les vestiges de la fondation d'un bâtiment secondaire récemment construit y ont été mis au jour. Un agrandissement de l'aire de fouille excavée au printemps à l'angle des rues des Casernes et Notre-Dame (en bordure du monument au Sacré-Coeur) a également été réalisé. Ce secteur a révélé des indices supplémentaires de l'exhumation de sépultures de l'ancien cimetière paroissial, ainsi que des dépôts de sol témoignant de l'incendie et de la démolition de l'église paroissiale en 1908. Dans le parc des Gouverneurs, des sépultures ont été mises au jour à l'angle des rues des Casernes et des Ursulines, à un emplacement où s'étendait autrefois le cimetière paroissial. La fouille réalisée à l'emplacement présumé des arrière-cours de bâtiments qui bordaient la rue des Ursulines a quant à elle révélé des indices possibles de l'aménagement de jardins.

Sépultures de l'ancien cimetière paroissial.    Fondations à la place Pierre-Boucher.

Semaine 7 (29 août au 2 septembre)

Les deux aires de fouille situées dans le parc des Gouverneurs ont été remblayées. En bordure du Flambeau, la fouille a permis d'observer les vestiges d'une enceinte probablement formée de pieux de bois, sous la forme d'un alignement d'empreintes circulaires. L'expertise de ce secteur se poursuivra au cours de la prochaine semaine.

 

 Empreintes de pieux retrouvées à la place Pierre-Boucher.

 

Capsules déjà publiées

30 août

Trois-Rivières connaît cette année d’importantes fouilles archéologiques. Ce n’est toutefois pas les premières fouilles qu’on y effectue. En effet, des archéologues sont présents dans l’arrondissement historique de la ville depuis 1960. Les découvertes nous permettent ainsi de mieux comprendre nos ancêtres. Les fouilles ont notamment permis de confirmer la présence d’Amérindiens dans la ville à la période préhistorique. Cette année encore, les fouilles seront riches en trouvailles !

26 août

Qui n’a jamais joué aux billes lorsqu’il était petit ?  Le jeu des billes est très ancien, même les Grecs et les Romains le connaissaient. Surprenant ?  C’est au XIXe siècle que ce jeu gagne énormément en popularité.  Avant 1850, les billes étaient faites de terre cuite. Après cette même année, on a commencé à les fabriquer en verre.  Il existe également autant de règles au jeu de billes qu’il y a d’enfants ! Laissez aller votre imagination et jouez comme il vous plaît de le faire !

Bille retrouvée dans les fouilles de la place Pierre-Boucher.

25 août

Des analyses en laboratoire archéologique permettent de trouver tellement de renseignements! Une méthode appelée l’archéométrie qui est  basée sur la chimie et la physique peut s’avérer très utile lorsque l’archéologue veut en savoir davantage sur les os d’animaux.  En utilisant ce procédé, il est en mesure de déterminer l’espèce animale et la préparation de la viande.

24 août

En laboratoire, plusieurs méthodes sont prises pour analyser les artéfacts retrouvés lors de fouilles. Par exemple, la méthode de la chromatographie donne des renseignements sur les éléments présents dans les fonds de récipients. De cette manière, il est possible de déterminer le régime alimentaire d’une population donnée. Grâce à cette méthode, il a été possible de savoir que les plantes, la viande rouge et le poisson sont la nourriture principale des Iroquois.

23 août

Le métier d’archéologue est décrit par l’évaluation de vestiges archéologiques qui sont retrouvés dans le sol, mais aussi par la diffusion de ces connaissances auprès du public. En effet, le mois de l’archéologie aide la population en apprendre plus sur ce métier fascinant. Venez en grand nombre au Manoir Boucher de Niverville pour participer à la visite guidée des fouilles se déroulant la Place Pierre Boucher.

22 août

Les fouilles archéologiques qui se déroulent actuellement à la Place d’Armes ne sont pas les seules qui ont eu lieu à Trois-Rivières. En fait, les Forges du Saint-Maurice et l’arrondissement historique de Trois-Rivières sont deux endroits où les archéologues n’ont pas manqué de fouiller. Aux Forges, ces derniers ont trouvé des vestiges de canalisation qui ont permis de savoir comment les travailleurs ont détournée le ruisseau pour leur réseau hydraulique. Que de trouvailles fascinantes !

21 août

En Nouvelle-France, le métier de potier est plutôt rare ; on ne recense pas plus de 16 potiers durant tout le Régime français. Comme la plupart des poteries proviennent de France, la production locale ne servirait qu’à combler les manques lorsque les importations ne suffisent pas. La faïence est un type de céramique teinté de rouge ou de jaune recouvert d’un émail composé d’étain qui n’échappe pas à l’importation.

Faïence à motifs.

20 août

Au début de la colonie, le Platon offrait divers avantages pour les Européens. Ils pouvaient voir leurs ennemis arriver de loin et se protéger des attaques iroquoises. De plus, le site était fréquemment visité par les Amérindiens pour faire du commerce. C’est d’ailleurs sur le Platon, qui s’élevait alors à 35 m au-dessus du fleuve, que Laviolette fit construire un fort en 1634.

18 août

Saviez-vous qu’au XVIIe siècle, le tabac était réputé pour avoir quelques vertus comme nettoyer l’intérieur du corps et guérir les plaies? C’est d’ailleurs pour cette raison que les pipes étaient très courantes et assez estimées par les gens de la Nouvelle-France. De plus, la plupart des pipes sont fabriquées en argile très fine de couleur blanche. La plus appréciée était celle de Hollande qui était de meilleure qualité dit-on.

17 août

À l’époque du Régime français, les parures n’étaient pas seulement réservées aux gens de la haute société. En effet, les femmes du peuple portaient une croix en argent autour du cou. Celle qui étaient plus riches pouvaient acheter des bagues en laiton tout simplement ou ornées de quelques pierres. Bref, à l’époque, la pauvreté n’interdisait pas la coquetterie !

16 août

Saviez-vous que les vêtements des femmes du dix-septième siècle n’avaient pas de boutons ? Ils sont plutôt fermés par des rubans nommés aiguillettes. Les vêtements pour hommes, civils ou militaires, arborent cependant plusieurs boutons, souvent en métal cuivreux. L’image représente un bouton militaire du XVIIIe siècle retrouvé lors de fouilles effectuées en 2003 dans l’arrondissement historique de Trois-Rivières.

15 août

Saviez-vous qu’au Québec, il faut un permis pour effectuer des fouilles archéologiques ? En effet, le Permis de recherche archéologique est délivré par le Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine à des archéologues professionnels qui doivent avoir au moins une maîtrise. Ceci permet de s’assurer que la personne en charge du chantier est en mesure d’effectuer des fouilles avec des méthodes et des ressources qui garantissent l’exécution satisfaisante des travaux.

13 août

Comment avons-nous connu l’évolution des déplacements des populations amérindiennes avant l’arrivée des Européens ? C’est grâce à l’archéologie ! Elle a permis aux archéologues de découvrir leur mode de vie, leur régime alimentaire et même leurs rituels en lien avec la chasse. Que de belles trouvailles pour en savoir plus sur notre propre histoire !

11 août

Les archéologues utilisent le carbone 14 pour dater la matière organique. Mais comment ? Le carbone 14 est présent dans les organismes vivants et a ce qu’on appelle une demi-vie de 5730 ans. Si un être vivant a en lui 10 kg de carbone 14 à sa mort, 5730 ans plus tard il en reste la moitié, donc 5 kg. 5730 ans après, il reste la moitié de 5 kg. La quantité restante permet donc d’estimer l’âge de ce que l’on trouve.

10 août

Tout comme les Européens, les Amérindiens peuvent déterminer leur rang social par leur style vestimentaire. Les perles, couramment échangées lors de la traite des fourrures sont très estimées auprès des premières nations. Celles-ci permettent d’afficher fidèlement son rang dans la société en les portant en collier ou en bracelet.

8 août

Saviez-vous que lors des travaux d’enfouissement des fils effectués en 2003 dans le secteur des Ursulines, la découverte de certains artéfacts, comme des poids de filet, permit de confirmer la présence de pêcheurs dans ce secteur peu avant la période de contact avec les Européens ? L’épissoir en os présent sur l’image aurait servi à la réparation de filets ou à délier les nœuds.

L'artéfact provient des fouilles effectuées par la firme Archéotec entre 2003 et 2004 lors des travaux d'enfouissement des fils dans l'arrondissement historique.

L'artéfact provient des fouilles effectuées par la firme Archéotec entre 2003 et 2004 lors des travaux d'enfouissement des fils dans l'arrondissement historique.

5 août

Saviez-vous que le bourg de Trois-Rivières, construit en 1648, était composé d’un fief réservé aux Amérindiens ? Cet endroit particulier avait ses raisons d’exister. En fait, les alliés amérindiens étaient protégés contre d’éventuelles attaques iroquoises. Du même coup, cela permettait aux Français de sédentariser et de franciser leurs alliés.

4 août

Les sites archéologiques sont très fragiles car un objet qu’on abîme est une parcelle de notre histoire qui s’efface ! Les artéfacts qui sont retrouvé peuvent même se détruire lorsqu’on les découvre. C’est pourquoi les archéologues doivent être très délicats lorsqu’ils retrouvent des objets et travaillent avec les conservateurs. C’est d’ailleurs à eux que l’on confie la tâche de restaurer les objets archéologiques dans le but de les exposer au grand public.

3 août

Saviez-vous que les grains de pollen peuvent permettre à l’archéologue d’en apprendre davantage lors de fouilles ? Grâce à la forme de leurs fossiles, il est possible de reconnaitre les plantes qui les ont libérés. C’est d’ailleurs grâce à cela qu’on sait qu’il y a 11 000 ans, le sud du Québec était recouvert d’une toundra, végétation que l’on retrouve aujourd’hui au nord de la province.

1er août

Discipline scientifique qui a pour but d’étudier les vestiges matériels laissés par des individus ou des sociétés humaines, l’archéologie permet de reconstituer la vie des êtres humains qui sont venus avant nous et l’évolution de leurs comportements à travers le temps. L’archéologue se concentre donc sur les êtres humains et laisse l’étude des dinosaures… aux paléontologues !

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